3 raisons qui m’ont poussée vers le végétarisme !

Bonjour 🙂

Aujourd’hui, nous allons reparler un peu alimentation ! Comme je l’avais mentionné dans mon article sur le changement de mes habitudes alimentaires, depuis 2011 j’ai petit à petit évolué vers une alimentation presqu’exclusivement végétale, et ce pour plusieurs raisons. J’ai eu envie de partager ces raisons avec vous… des fois qu’elles vous « parleraient » aussi !

puce1La toute première, en ce qui me concerne, et puisque j’étais dans une démarche de guérison, a été la santé. De nombreuses études mettent, en effet, régulièrement en avant les bienfaits d’une alimentation végétarienne (pas de viande) voire végétalienne (pas de viande mais pas non plus de poissons, d’œufs ni de lait). La plus célèbre d’entre elles est, sans doute « the China study » menée par le Dr T. Colin Campbell. Cette étude, que l’on peut retrouver en français dans un livre intitulé « le rapport Campbell », met en effet en évidence le lien entre nutrition et maladies de civilisation, comme le cancer ou les maladies cardio-vasculaires. D’ailleurs, les végétariens et végétaliens vivraient environ 6 à 10 ans de plus que les personnes ayant une alimentation carnée !

Même le nutritionniste le plus connu de France, le Dr Jean-Michel Cohen, bien qu’ayant fait le malin sur Canal +, en affirmant qu’un enfant végétarien serait forcément « petit et bête », avait pourtant, quelques mois plus tôt, affirmé que sur le plan médical pur, non seulement il n’y avait aucune raison de manger des animaux, puisque les végétaux étaient une source intéressante de vitamines, de fibres, de minéraux, mais aussi de protéines… mais également qu’une étude avait montré que l’on a une longévité plus importante et une moindre quantité de cancers, lorsqu’on est végétarien :

Bref, ayant fait mes propres recherches dès 2011 et étudié des sources sérieuses comme le rapport Campbell, l’hygiénisme etc. j’en ai conclu qu’effectivement, non seulement la viande n’était pas une nécessité pour la survie et la santé de l’homme, mais qu’elle n’était pas un aliment adapté à notre système digestif et qu’elle pouvait donc, au contraire, davantage nous nuire que nous faire du bien !

Alors, bien sûr, ensuite, on peut toujours préférer fermer les yeux et chercher des infos contraires qui affirment que la consommation de viande est indispensable, que le régime végétarien est dangereux, que le cerveau humain aurait évolué grâce à la consommation de viande (théorie paléo) ! Quand on veut trouver des preuves pour justifier les comportements que l’on ne veut pas changer, on en trouve toujours 😉

Il faut juste être honnête avec soi-même. Vous pouvez très bien choisir en toute connaissance de cause de continuer à consommer de la viande deux fois par jour, parce que vous adorez ça et que vous n’avez pas ENVIE de vous en passer… C’est un choix qui ne se discute pas… Cela n’empêche pas que, d’un point de vue strictement médical, le fait de réduire drastiquement sa consommation de viande soit bénéfique dans bon nombre de maux physiques et maladies.

Je ne vais pas développer ici sur l’alimentation santé, mais il y a au moins deux raisons majeures expliquant que la consommation journalière de viande soit néfaste :
– nous n’avons pas besoin d’autant de protéines qu’on nous le fait souvent croire. Et surtout, protéine ne doit pas, dans les esprits, rimer avec viande. Les protéines peuvent tout aussi bien être végétales, et ce sont d’ailleurs celles-là qui sont à privilégier.
–  Pour rappel, dans la vie, tout est une question d’énergie. De la viande, ce n’est ni plus ni moins qu’un morceau de cadavre d’un animal (qu’il nous faut d’ailleurs, pour la plupart d’entre nous, cuire et assaisonner pour être capable de le manger sans avoir envie de vomir) et du point de vue du taux vibratoire, consommer un aliment mort ne peut pas être source de vie !

La deuxième raison qui est rapidement venue appuyer la première (et bien qu’arrêter la viande ne m’ait pas posé de problème en soi, n’étant pas une grosse consommatrice à la base, par goût) est, en ce qui me concerne, d’ordre éthique. Tout d’abord, j’ai tout d’un coup pris conscience, et notamment en m’intéressant à la communication animale en 2012, que considérer certains animaux comme devant être notre nourriture, alors que d’autres ont le privilège d’être nos animaux de compagnie, était profondément injuste et injustifié. J’ai ainsi découvert la notion de spécisme, qui caractérise cette tendance à traiter différemment les animaux, en fonction de leur espèce.

Alors que j’ai toujours aimé profondément les animaux, alors que j’aurais toujours été incapable d’en tuer un moi-même, qu’il s’agisse d’une grosse vache ou d’un tout petit poulet, je me suis rendue compte de mon incohérence ! Tout ça parce qu’on les appelait viande et qu’on les achetait par morceaux déjà découpés, ou même carrément en barquette, j’acceptais de manger des animaux auxquels j’aurais moi-même été incapable de faire le moindre mal ! Je trouvais ignoble que, dans certains pays, on mange du chien… De la même façon, il était hors de question pour moi de manger du chat ou du cheval… Et j’ai arrêté de manger du lapin quand, âgée d’une dizaine d’années, j’ai eu un lapin nain comme compagnon. Et pourtant, je mangeais, sans me poser de véritable problème de conscience du bœuf, du porc ou du poulet !

Pourquoi ? Parce que c’était « comme ça », je ne m’étais jamais posé de questions sur l’alimentation et je pensais que la fameuse alimentation équilibrée devait contenir une part de viande.

D’autre part, alors que j’avais toujours fui les images ignobles qui peuvent circuler sur la maltraitance animale, j’ai également pris conscience, à cette époque-là, de la façon dont était traités la majorité des animaux d’élevage. Si les manger pouvait encore se justifier, continuer à cautionner, par l’achat de viande, les conditions dans lesquelles ils sont élevés et tués, ne peut trouver aucune justification.

spécismeCe qui est paradoxal et terrible, c’est que beaucoup de gens préfèrent rester dans l’ignorance et continuent à cautionner la maltraitance des animaux, parce qu’ils se sentent incapables de regarder la vérité en face et de voir des images qui, ils le savent, les choqueront. Sauf que quand on continue à fermer les yeux pour ne pas risquer de heurter sa propre sensibilité, cela signifie aussi que l’on continue à consommer et acheter de la viande produite dans des conditions atroces et à entretenir ces comportements… Juste parce qu’on n’a pas voulu « savoir ». Juste parce qu’on n’a pas voulu sortir de sa propre zone de confort !

Je n’ai pas l’intention d’intégrer des images choquantes dans mon article, je vous laisse faire vos propres recherches si c’est le moment pour vous. Je ne juge pas non plus les gens qui mangent de la viande alors que je faisais partie « des leurs » il y a encore quelques années. Mais ne fermez pas les yeux, juste parce que vous savez que cela va vous dégouter de manger de la viande ! Il y a encore quelques dizaines d’années en arrière, les végétariens étaient marginalisés. Aujourd’hui de nombreuses sources médicales affirment qu’une alimentation basée sur les végétaux est la meilleure pour la santé de l’Homme.

On ne peut plus, de nos jours, prétexter que l’on ne savait pas, sauf si on souhaite volontairement rester dans l’ignorance pour ne pas remettre ses propres habitudes en question.

La troisième raison qui m’a poussée vers le végétarisme même si, je l’avoue, ce n’est pas celle qui a été déterminante, concerne l’environnement. En effet, la consommation de viande à l’échelle planétaire a des répercussions désastreuses sur l’écologie !

Quelques chiffres ? Des forêts tropicales de la valeur d’un terrain de foot sont détruites chaque SECONDE, afin de faire des plantations de maïs ou de soja destinées aux animaux. Il faut bien plus d’espace pour nourrir une population dont l’alimentation est carnée, que pour nourrir une population végétarienne : les terres venant à manquer, il faut alors sacrifier des forêts…  avec les conséquences que cela peut avoir sur les animaux de ces forêts. « L’élevage industriel réclame des quantités astronomiques d’aliments qui monopolisent 29 % de la surface terrestre sous forme de pâturage et de cultures fourragères » (Lire « une catastrophe écologique ») : en effet, 90 % du maïs et du soja cultivés dans le monde ne sont pas mangés par les hommes mais sont destinés au bétail !

deforestation

Voilà, je vous ai exposé MES raisons. On a tous un déclic à un moment ou à un autre, pour une raison ou pour un autre mais, comme je l’ai dit, il faut aussi savoir respecter le chemin de chacun et ne pas chercher à convaincre à tout prix. Si vous souhaitez aller plus loin, je vous invite à consulter ces sites :

L24 Ethique & animaux
Association végétarienne de France
La journée sans viande

5 pensées sur “3 raisons qui m’ont poussée vers le végétarisme !

  • 26 mai 2015 à 17 h 25 min
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    Il faudrait que les mentalités changent un peu concernant les végé… Difficile encore de se nourrir dans les restos et encore plus dans la restauration rapide ou certains parc d’attractions qui imposent une restauration sur place mais ne connaissent ni les fruits, ni les légumes et ne proposent que des sandwichs à la viande (j’ai eu le pb ce week-end !).

    Des progrès à faire en France !

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  • 26 mai 2015 à 17 h 43 min
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    200% d’accord et les mêmes raisons en ce qui me concerne m’ont poussé à me nourrir différemment d’abord végétarienne 1 a puis végétalienne depuis 2 ans. Plus question de faire un repas autrement au sein de ma maison 🙂 donc ce week end grande première pour mes enfants : 3 jours sans viande, sans lait, sans oeufs (sans gluten). Résultat ils sont conquis ! ont adoré vont adopter quelques recettes simples, ben je suis ravie car j’avais un peu peur de leurs réactions. Donc il faut sensibiliser et même s’ils ne mangent pas sans produit animaliers et laitiers en permanence je crois qu’ils vont changer leurs habitudes de consommation en prenant plus de produits bio 🙂 une victoire 😉 quant aux restaurants il faut leur expliquer et bien souvent on est surpris de leur intérêt.

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  • 26 mai 2015 à 18 h 15 min
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    Oui, dans divers groupes, au début, je voyais beaucoup de gens qui rencontraient de l’hostilité de la part de leurs proches, lors de leurs changement d’alimentation, mais je n’ai jamais eu ce problème… ou alors peut-être que « l’excuse santé » passe mieux ?
    En tous cas, je pense qu’en général, si on n’essaie pas d’imposer absolument son mode alimentaire, mais qu’on essaie juste de le faire découvrir aux autres, ça se passe bien même si, au final, ils ne veulent pas l’adopter pour eux.

    C’est chouette, ça, que tes enfants aient été conquis, Catherine !

    Moi j’ai envie de cuisiner davantage en ce moment… Je suis passée d’une alimentation classique « omnivore » où je cuisinais (même si ce n’était pas de la grande cuisine, on ne consommait pas de plats tous faits, du moins) à une alimentation davantage frugivore où, finalement, mes repas, c’était des fruits ou des salades ou des plats très simples… et je ne me suis finalement jamais réellement lancée dans les recettes crues ou végétaliennes sans lait sans gluten, à quelques exceptions près.

    Si vous avez envie de partager des recettes, Murielle et Catherine, lâchez-vous 😉
    http://beaute-bonheur-sante.forumgratuit.org/f31-cuisine-et-alimentation

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  • 19 décembre 2016 à 22 h 10 min
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    SUPER TON ARTICLE NATHALIE
    FELICITATIONS !!!

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  • 11 décembre 2018 à 16 h 03 min
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    bonjour,

    Je lit certains articles de ton blog, il est dense je ne pense pas pouvoir tout lire en tout cas aujourd’hui.
    J’ai lu plusieurs articles sur lesquels tu parles de suivre son instinct, mais par ailleurs dans cet article, tu nous dit que ton choix a été influencé par des lectures, voir des avis de medecins… ce qui fait quepour cette decision, tu n’a pas suivi ton instinc, il y’a quant meme eu reflexion, influence de tes lectures…
    Est ce qu’entre les articles que j’ai lu precedement et celui-ci il a eu une evolution dans ta facon de prendre des decisions?
    Ou est ce que parfois tu suit ton instinc et d’autre tu entames une reflexion (lecture, recherche…)? auquel cas comment tu sais quelle voie choisir pour une orientation donnée (entre instinct et reflexion?

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