2011-2014 : ce qui a changé dans mon alimentation

Voilà un petit moment que j’avais en brouillon cette idée d’article, mais je voulais avoir le recul nécessaire pour que mon bilan soit « intéressant ». J’ai donc envie, aujourd’hui, de vous parler des changements que j’ai petit à petit opérés dans mon alimentation, depuis que je suis malade. Cela signifie, bien sûr, aussi vous parler du cheminement qui m’a amenée à faire ces changements ! Car je n’ai pas sorti un jour ces principes alimentaires de mon chapeau 😉

Comme je le mentionnais dans l’article Vivre avec la myasthénie gravis ou en guérir, il est important de dire que, depuis le début, j’ai suivi mes intuitions. Je n’ai pas reçu de conseils, je n’ai pas suivi aveuglément qui que ce soit, je ne me suis pas laissée convaincre par un régime, une théorie ou une personne : j’ai écouté la petite voix à l’intérieur de moi. Celle qui me disait que la maladie était une belle opportunité de changer. Celle qui me répétait que je ne devais pas subir l’intervention chirurgicale programmée. Celle qui m’assurait que le corps pouvait se guérir, à condition de lui en donner les moyens.

Début septembre 2011, alors que j’émergeais à peine après 10 jours de maux de tête terribles comme je n’en avais jamais connus (et dus aux perfusions d’immuno-globulines reçues lors de mes 10 jours d’hospitalisation en août), c’est donc cette petite voix-là qui m’a poussée à taper dans google « maladie auto-immune et toxines« . Une certitude venue de je ne sais où (enfin si, je sais, mais je vous en parlerais plus tard), qui me pressait de m’intéresser au sujet, alors que, jusque là, si j’avais la certitude de guérir, c’était parce que je croyais aux pouvoirs de l’esprit, du subconscient.

Si j’avais commencé des visualisations de guérison et la méditation, ce jour-là, une nouvelle piste s’ouvrait à moi. Très vite, et toujours plus par intuition que par véritable information, j’ai commencé à limiter la viande, les saloperies sucrées et grasses bien réconfortantes que j’affectionnais depuis quelques années (nutella, kinder buenos, granolas, j’en passe et des meilleurs).

Heureusement, début octobre 2011, j’ai pu recommencer à lire un peu, ce dont j’étais totalement incapable depuis le mois d’août, tant je voyais double ou flou. Après être tombée sur le site du Dr Luc Bodin, ma première vraie lecture a été le livre de Christopher Vasey : « manuel de détoxication » .

Ma vision de la maladie a vraiment commencé à changer.

Manuel de détoxication de Christopher Vasey que j’ai acheté le 7 octobre 2011, après avoir pris la décision libératrice de ne pas subir de thymectomie (l’intervention chirurgicale destinée à me retirer le thymus ainsi qu’une tumeur décelée sur ce dernier), parce que je sentais au plus profond de moi que j’avais d’autres pistes à suivre avant de m’en remettre à la chirurgie.

Jusqu’à présent, mes choix n’étaient pas vraiment rationnels et motivés, je suivais des pistes au gré de mes intuitions. Je croyais aux causes émotionnelles des maladies, mais là je venais de trouver une piste presque plus « facile », parce que logique, physiologique, terre à terre, qui ne demandait pas d’aller fouiller dans ses émotions, son passé ou autre.. Et cette conviction a vraiment été totale après la lecture d’un petit pdf, trouvé « par hasard » sur le net en novembre 2011 : « Santé et guérison par le jeûne » d’Arnold Ehret.

Bien qu’à l’époque, la notion de « régime sans mucus » dont il parle dans ce livre (et dont j’ai acheté depuis le livre complet « le système de guérison du régime sans mucus ») n’était pas très très claire dans mon esprit, j’avais quand même compris l’essentiel : la nécessité de se nourrir principalement de fruits et légumes, qu’ils soient crus ou cuits.

Dans le même temps, j’ai commencé à m’intéresser au régime hypotoxique du Dr Seignalet (auteur du pavé « l’alimentation ou la troisième médecine« ) qui m’a fait réaliser que le lait (de vache, principalement) était très mauvais pour la santé.

La première chose que j’ai drastiquement modifiée a donc été mon petit déjeuner, dès la fin de l’année 2011. Du traditionnel chocolat chaud (lait écrémé + cacao non sucré + aspartam) / tartines de pain grillé / orange pressée, je suis passée à un petit déjeuner composé de fruits, voire d’oléagineux. N’aimant ni le thé ni le café, si je ne pouvais plus consommer de chocolat chaud pour éviter le lait, il fallait bien que je sorte du petit déjeuner « classique ».

J’ai aussi banni le micro-ondes de la cuisine, de même que la cocotte minute, pour passer à une cuisson plus douce et inférieure à 110° comme le préconise le régime Seignalet, réputé pour obtenir d’excellents résultats dans de nombreuses pathologies, dont les maladies auto-immunes.

Le cuit-vapeur permet une cuisson à la vapeur douce, à environ 95%

Le cuit-vapeur permet une cuisson à la vapeur douce, à environ 95%

En avril 2012, j’ai fait ma première cure de jus, avec les bienfaits extraordinaires dont j’ai déjà parlé. Lors de la reprise alimentaire, suite à ce jeûne de 12 jours, j’ai supprimé totalement le gluten et les produits laitiers de mon alimentation, ce qui signifie faire une chasse aux étiquettes, puisque du lait et du gluten, il y en a absolument PARTOUT !

Il y a du gluten dans tout ce qui contient des céréales, à l’exception du maïs (non conseillé lui aussi pour d’autres raisons… OGM 😉 ), du millet, du quinoa (qui est une pseudo céréale), du riz, du sarrasin. Donc tout ce qui contient notamment du blé est à proscrire. Vous trouverez du gluten dans des endroits improbables, comme la charcuterie (sous le terme de « dextrose ») mais aussi des médicaments, comme le Doliprane, ou encore les gélules de plantes de la marque Boiron.

Le lait est également présent dans beaucoup de préparations, sous les termes poudre de lait, babeurre etc.

De fil en aiguilles, et grâce à la vidéo ci-dessous, j’avais en effet pris connaissance de la théories des intolérances alimentaires. J’ai cru, à ce moment, que j’avais trouvé l’ultime piste qui me mènerait à la guérison.

J’ai immédiatement acheté le gros pavé du Dr Willem « Les intolérances alimentaires : Je ne veux plus être malade » . J’étais vraiment convaincue. J’avais même commandé un kit pour faire le test de mes propres intolérances pour adapter mon régime alimentaire en conséquence. 500 euros le test ! Une somme, mais que j’étais prête à payer pour améliorer ma santé.

C’est là que la petite voix dans ma tête s’est remanifestée. Ok, la piste des intolérances alimentaires se tenait, elle expliquait tellement de choses. Mais pourquoi avait-on ces intolérances alimentaires ? Etais-je vraiment remontée à la cause des causes ?

Kit complet pour faire un test sanguin afin de révéler les intolérances alimentaires dont souffre chacun

Kit complet pour faire un test sanguin afin de révéler les intolérances alimentaires dont souffre chacun

Finalement, je n’étais pas si satisfaite que ça. Je sentais qu’il manquait encore un maillon… En continuant mes recherches et en suivant mes intuitions, j’ai alors découvert l’HYGIÉNISME pendant le dernier trimestre de l’année 2012. Un an après avoir commencé mes recherches, j’ai su que j’avais bouclé la boucle de la piste alimentaire !!

Tout était clair maintenant pour moi : les maladies avaient, la plupart du temps, comme origine une dysbiose intestinale voire une hyper perméabilité intestinale, elles-mêmes causées par des intolérances alimentaires… Mais ces intolérances alimentaires étaient elles-mêmes causées par une alimentation tout simplement non adaptée à l’être humain. A partir de là, j’ai en effet acquis la conviction que l’être humain, de par sa physiologie (et notamment la physiologie de son système digestif) n’était pas fait pour supporter – surtout sur le long terme et dans de grandes quantités – les plats préparés, la nourriture industrielle, les aliments trop cuits, les combinaisons improbables d’aliments, sans parler des produits logiquement « naturels » mais qui ont été trafiqués par l’homme au fil des années.

J’ai donc commencé à me passionner pour la physiologie, le fonctionnement du corps humain, l’alimentation santé etc. et à aller plus loin que le simple régime « hypotoxique » du Dr Seignalet. Limiter l’intoxication était une chose, mais pour accélérer le retour à la santé, il fallait aussi le nettoyer de tous les toxiques et toxines emmagasinés depuis toutes ces années. Je ne peux bien sûr pas détailler tout ici dans cet article mais l’eMag reprend en septembre et vous y trouverez toutes les explications, que ce soit sur les intolérances alimentaires, les dégâts physiologiques d’une nourriture mal adaptée… En attendant, vous pouvez faire vos propres recherches si vous le désirez et, au minimum, lire le premier numéro du mag, et notamment l’article intitulé « Le corps humain, ce héros maltraité ».

Depuis début 2013, mon alimentation s’est tournée vers un maximum de fruits et légumes crus.

Pour résumer et être très concrète :

– je consomme essentiellement des fruits, des salades vertes, des légumes, des pommes de terre cuites à la vapeur douce ou au four, sans matière grasse, des craquottes sans gluten… Mais si l’occasion se présente, je ne m’interdis pas pour autant les frites cuites dans l’huile !

– si l’envie m’en prend, je consomme aussi des légumes cuits (même si, maintenant, ça ne me fait que rarement envie et surtout, ça me donne très soif, je me sens complètement desséchée quand je mange cuit et – pire ! – salé). Je me fais de temps en temps du riz, aussi ou, plus rarement (parce que je ne me régale pas avec) des pâtes sans gluten.

– si ça me fait envie ou que je suis invitée, je consomme à l’occasion du poisson, des crevettes, des moules…

Voilà à quoi peut ressembler un apéritif : jus de fruits ou de fruits / légumes + des fruits, des noix, graines, fruits séchés… Bon et avouons-le, celui-ci était particulièrement sain, mais il y a aussi très souvent des chips !! Je suis devenue accro aux chips et, si ce n’est pas ce qu’on appelle un aliment santé, elles ont le mérite de n’être composées que de pommes de terre + huile + sel, donc sans gluten, sans lait, sans arômes artificiels, sans colorants, conservateurs, sucres ajoutés j’en passe et des meilleurs !

– je fais épisodiquement des exceptions en m’octroyant une vraie pizza (avec gluten ET fromage) ou autres mets « interdits ». mais si je ne le fais pas plus souvent, c’est parce que qu’ils me rendent malade ou vraiment très bof le lendemain. Du coup, au fil des mois, je cède moins souvent à ces envies parce que je me sens clairement moins bien ensuite. Et quand on a commencé à goûter à un mieux-être physique, une une bonne digestion, à l’absence de coup de barre ou de lourdeur après manger, ainsi qu’à toutes les améliorations qu’une bonne alimentation procure… on n’a tout simplement plus envie (ou de moins en moins) de tout gâcher pour un plaisir gustatif de quelques minutes !

– pour les salades, je n’ai pas renoncé à la vinaigrette que je fais à base d’huile de colza et de vinaigre de cidre de pomme.

– à l’occasion, je fais aussi des crêpes sans gluten, des cookies sans gluten et sans lait, de la pizza sans gluten.

Bref rien de triste, de restrictif ou d’extrême. Comme j’ai malgré tout conscience que la meilleure alimentation pour l’homme est végétale et crue, j’essaie régulièrement de me rapprocher de cet idéal, car plus proche on est de cet idéal, plus facile et plus rapide peut venir la guérison. C’est pour cette raison que, sans me mettre la pression, sans rien diaboliser ou m’interdire ad vitam aeternam, je fais aussi quelques petites « cures » dans l’année où j’essaie, pendant une semaine ou deux, de ne consommer que cru, ou que des fruits, voire que des jus.

Voilà j’espère avoir fait complet sans me perdre dans les détails.Si vous avez des questions, n’hésitez pas, mais surtout sachez que, dans les prochains numéros de l’eMag, il y aura justement des articles plus complets sur le sujet de l’alimentation… entre autres 😉

[MISE A JOUR 2016 : depuis la rédaction de cet article, j’ai réintroduit davantage de cuit, notamment en période d’hiver, et j’avoue être beaucoup moins stricte sur le gluten. Mon alimentation est végétale, basée sur les fruits, les légumes, les féculents, quelques légumineuses et céréales. Je ne consomme aucun produit laitier. Et il est certain que les moments où je me sens le plus en forme sont ceux où mon alimentation est la plus « parfaite », c’est-à-dire végétale, riche en glucides, pauvre en gras et pauvre en sel.
En associant l’alimentation à un travail personnel sur moi-même, notamment pour me rapprocher de QUI JE SUIS VRAIMENT, je vois une amélioration constante de mon état de sa santé au fil des mois et des années, m’encourageant sur les voies que j’étais été inspirée à suivre…]

8 réflexions au sujet de « 2011-2014 : ce qui a changé dans mon alimentation »

  1. eh bien nous avons quasiment la même chose dans nos assiettes 😉 je vais te donner une idée pour remplacer ta vinaigrette. Depuis que j'ai essayé j'en suis folle… 2/3 courgettes lavées et avec la peau si bio, si non épluchées, coupées en morceaux à mettre dans un blender, avec du cumin et on mixe, on mixe pour obtenir une pate genre houmous de pois chiche. D'ailleurs c'est un houmous de courgettes. Tu verras c'est délicieux en sauce salade 😉 

    • Merci beaucoup pour la recette ! Tu vas rire, mais si j'ai gardé la vinaigrette, c'est presque par "flemme" de trouver un remplacement, de faire des essais de sauces qui me plaisent (parce que je suis un peu difficile, quand même)
      Mais c'est vrai que je vois souvent passer des photos de houmous et il faudrait vraiment que j'essaie. Merci pour ton partage 😉

  2. rhhooo bah là c'est hyper simple comme une vinaigrette 😉 les courgettes, le cumin ou les herbes que tu aimes et hop dans le blender. En fait les courgettes tu ajoutes au fur et à mesure pour avoir la consistance que tu aimes. Allez hop c'est trop bon 

    • C'est clair, je n'ai pas d'excuse valable lol
      Nan mais là, comme je suis bien décidée à supprimer l'huile de mon alimentation, il va bien falloir que je m'y mette :-p

      Je vais aussi essayé les steaks végétaux, du coup 😉

      Je te tiens au courant de mes expérimentations !

  3. Bonjour, Nathalie! J’ai envoyé les liens vers vos articles à ma frangine, atteinte d’une myasthénie sévère depuis 2 ans. Nous suivons toutes les deux le régime Seignalet dont vous parlez: elle pour sa myashénie, moi pour une spondylarthrite (eh, oui, on a gagné au Loto des maladies autoimmunes!). Devant la réussite de vos choix alimentaires (je ne devrais peut-être pas mais…) ça me démange par solidarité, de vous dire que les huiles (bien choisies) sont nos amies car elle sont bénéfiques pour le système nerveux:
    Nous utilisons les huiles d’olive et de coco (bio) pour les cuissons.Et les huiles de colza, lin, chanvre, à froid en salade ou versées après cuisson sur un plat cuit à la vapeur, comme on le ferait avec une noisette de beurre. Bien amicalement et encore bravo!

    • Coucou Mirzoune !

      Comment vous portez-vous, toutes les deux, depuis votre adoption du régime Seignalet ?
      Concernant les huiles, je ne les ai finalement jamais vraiment éliminées de mon alimentation… mais pour leur côté bénéfique ou pas, on lit tellement tout et son contraire que je n’ai pas d’avis tranché. Pour certains, il faut en consommer absolument ; pour d’autres, s’il est important de consommer de bonnes sources de gras, les huiles n’en restent pas moins que 100 % de gras, sans fibres, sans rien. Il serait alors bien mieux de consommer de la noix de coco, des olives, des noix etc. que de l’huile extraite de ces mêmes aliments.

      Merci pour ton message en tous cas, à bientôt 😉

  4. Bonjour,

    Article très intéressant, merci de ce partage. Je suis aussi dans cette démarche.
    Prenez vous des compléments alimentaires?(B12 notamment, car sur le long terme il peut y avoir des risques d’après des témoignages de personnes végtariennes)

    • Coucou Julia

      Je ne prends pour le moment aucun complément. Mon médecin m’a justement prescrit une prise de sang le mois dernier et je lui ai demandé de me rajouter la B12 dessus, comme ça je saurai où j’en suis.
      LA plupart des végétaliens sur le long terme se supplémentent en B12, en effet. Mais je pense aussi qu’on commence à faire des dosages et à se préoccuper de notre B2, uniquement quand on passe au végétalisme et on se dit qu’on est carencé parce qu’on ne mange plus de produits animaux, mais n’était-on pas déjà carencé avant ?

      D’après ce que j’ai lu, même quand on arrête tout produit animal, on a en général 4 ans avant de voir éventuellement voir apparaître des carences. Donc d’ici la find e l’année, j’irai faire ma prise de sang et je verrai bien si je suis dans la norme ou pas 😉

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