J’ai testé la cure de jus : bilan après les 15 premiers jours

Bonjour, bonjour !

Si vous me suivez sur facebook, vous avez vu passer la fin de ma première semaine, et ma décision de ne pas faire de bilan parce que je pensais n’avoir finalement pas grand-chose à raconter.

Si, dans le titre du billet annonçant le début de ma cure, j’avais bien mentionné « fruits et jus », il est vrai que, dans mon esprit, j’entendais vraiment partir sur une cure 100 % jus, autant que faire se pourrait, sans pour autant me mettre la pression, ni m’interdire une pomme ou une clémentine si j’en avais envie.

Alors qu’en est-il au bout de 15 jours ?

Tout d’abord, inutile de faire durer le suspense, je n’ai pas fait du 100 % jus tous les jours. Il y a notamment deux ou trois journées où j’ai expérimenté des effets inconfortables de détox : maux de tête, nausées, voire poussées de température. Rien de bien méchant et encore moins d’alarmant, mais force est de constater une chose : je ne supporte plus d’avoir mal quelque part, surtout à la tête !

Moi qui ai quasiment toujours connu les maux de tête pour un oui ou pour un non, et qui ai carrément été migraineuse pendant une bonne dizaine d’années, avec des migraines de plus en fortes et de plus en plus fréquentes, j’ai supprimé complètement tout ça en changeant mon alimentation en 2012. Et depuis, le moindre petit mal de tête de détoxination me rend mal, me met de mauvaise humeur et je n’ai qu’une envie : pouvoir m’en débarrasser au plus vite ! Tout ça pour dire que ces jours, pendant cette première quinzaine de cure de jus, où j’ai été « bof », j’ai eu envie de manger davantage et donc de me faire des salades composées, pour tenter de faire passer les maux de tête désagréables.

Hormis ces journées où j’ai introduit des carottes et betteraves râpées, des radis, du concombre, des feuilles vertes et même des pommes de terre vapeur, j’ai fonctionné au 100 % jus, ou aux jus + fruits à la croque.

 

Mais la grande différence par rapport à mes tentatives (avortées) précédentes, c’est que je n’ai pas du tout considéré comme un échec (et donc comme une cause d’abandon) le fait de n’avoir pas strictement consommé QUE des jus ! Je ne me suis pas mis la pression et, même les jours où j’ai mangé des pommes de terre vapeur, je l’ai fait avec plaisir, sans culpabilité, et je n’ai pas abandonné les jus, comme j’aurais pu le faire il y a encore quelques temps.

Et l’objectif de cette cure était bel et bien, surtout et avant tout, de consommer une quantité suffisante de produits vivants, un maximum de nutriments, enzymes et vitamines. De fait, je pense avoir consommé CHAQUE JOUR un minimum d’un litre de jus frais !

Le bilan, au bout de cette quinzaine, est donc positif.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Très honnêtement, ce ne sont pour moi, ni la faim ni le manque de certains aliments précis. Ce sont plutôt les habitudes, des tentations du mental, voire des « besoins » émotionnels. Vous savez tous ces moments où l’on mange par habitude ou bien  où l’on a le besoin de se remplir avec de la nourriture.

Par exemple, quand je suis fatiguée, ou que je rentre chez moi alors qu’il fait déjà nuit, qu’il fait froid etc., ou encore quand je suis contrariée, j’ai nettement envie de repas plus consistants, d’aliments réconfort. J’ai bien conscience que ce n’est pas de la faim mais de « simples envies » de manger (et quand je dis « simples », c’est vraiment avec des guillemets, parce que ça vire quand même parfois à l’obsession lol). Dans ces cas-là, évidemment, le fait d’être directement soumise à des tentations (placards pleins d’aliments » interdits », entourage qui mange à côté de soi, odeurs de cuisine) ne facilite pas la situation. Il y a aussi toutes les pollutions visuelles (haaan c’est la pleine période des chocolats de Noël !!!!). Il faut une sacrée dose de volonté (que je n’ai pas forcément, malgré les enjeux importants – la guérison – que je peux avoir pour me motiver) et les habitudes ont la peau dure…

Il y a aussi le fait qu’en général, nous n’aimons pas la restriction. En ce qui me concerne, le simple fait de me dire que je ne vais pas manger tel aliment pendant une semaine ou deux, et… j’en ai systématiquement et immédiatement envie !

Voilà pourquoi, j’avais décidé de ne pas être trop exigeante avec moi-même, cette fois-ci, parce qu’à cause de ce perfectionnisme un peu trop présent, je n’avais pas réussi à recommencer de cure de jus, malgré mes nombreuses tentatives de l’été 2012. Bien qu’étant persuadée que l’alimentation est une voie en or pour retrouver la santé, ce n’est pas le seul paramètre à prendre en compte, loin de là, et je refuse que cela tourne à l’obsession !

Et maintenant ?

Eh bien, je continue ! Je fais au mieux, tout en gardant le cap sur la perfection (en l’occurrence le tout jus), sachant que le « moins bien » que je fasse est forcément bénéfique pour ma santé, et forcément bien mieux que la façon dont je me nourrissais avant (je suis d’ailleurs en train de préparer un billet sur tout ce qui a changé dans ma vie et mon alimentation, depuis deux ans !).

… Donc prochain bilan dès que j’estime avoir quelque chose d’intéressant à débriefer 😉

 

5 pensées sur “J’ai testé la cure de jus : bilan après les 15 premiers jours

  • 28 novembre 2013 à 15 h 54 min
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    Bonjour Nathalie,
    Tout d’abord, je trouve le partage de cette expérience très intéressant.
    J’avoue que ça me fait un peu peur de faire une telle cure même si ça me tente bien et que je suis consciente de son bienfait. Je suis assez fragile, je digère assez mal et j’imagine que ça ne doit pas arranger les choses.

    Pourrais-tu préciser justement si ces effets indésirables durent dans le temps ?

    Par ailleurs, ne penses-tu pas qu’il est plus facile de commencer au printemps (plus de choix, plus de punch aussi… c’est dur en ce moment avec ce temps gris, le corps réclame plus) ?

    Merci d’avance. J’attends la suite avec impatience.

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    • 28 novembre 2013 à 17 h 00 min
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      Coucou Murielle

      Alors pour ce qui est de ta digestion, si ce sont bien des difficultés de digestion que tu as, et non des intestins enflammés, j’aurais tendance à dire qu’au contraire, ça te ferait le plus grand bien. Parce que les jus (surtout s’ils sont bien filtrés et ne contiennent aucune fibre), sont directement assimilables et ne passent pas par le processus de digestion… Donc pour toutes les personnes qui ont des problèmes digestifs, ça doit bien les soulager, justement car le système digestif est mis au repos !
      Pour certaines personnes qui ont les intestins vraiment vraiment enflammés (comme dans la maladie de Crohn etc. mais je pense que tu le saurais si tu était dans ce cas 😉 ), ça peut être bien de commencer par de toutes petites quantités. Il y a même parfois des gens qui sont obligés d’y aller petite cuillère par petite cuillère. Mais alors que les légumes crus peuvent être irritants dans ces cas là, le jus est au contraire adapté.

      Donc je ne peux pas te certifier comment tu y réagiras, il n’y a que toi qui puisses expérimenter, mais a priori je ne pense pas que ça aggrave tes problèmes de digestion, bien au contraire.

      En fait, les effets indésirables qu’on ressent pendant une cure, ce sont des effets de détoxination, c’est-à-dire que ne boire que des jus permet de libérer les toxines… et si elles ne sont pas bien éliminées tout de suite, elles sont en circulation dans le corps et créent les petits malaises divers. Donc en fait, les effets indésirables ne sont pas obligatoires.
      Si on n’y va pas trop fort et que nos portes de sortie fonctionnent bien (les reins, les intestins… Mais je vais faire l’article sur l’élimination et la détoxination très vite 😉 ) il n’y a apriori pas de raison de ressentir de l’inconfort pendant la cure, ou alors juste les trois premiers jours en général.

      Et sinon, pour le meilleur moment, oui je suis complètement d’accord avec toi : le printemps, c’est mieux adapté à tous points de vue. Mais moi je ne voulais pas attendre jusque là, et puis quand arrivent les fruits de printemps et d’été, j’ai tellement envie d’en manger pour changer des oranges et des bananes, que je n’arrive pas à me résoudre à faire une cure de jus lol
      Enfin ! Ce que j’aurais réussi à faire cet hiver ne sera plus à faire au printemps, c’est ce que je me dis !

      En tous cas, si un jour tu tentes, tu nous donnes des nouvelles ?

      Bises, à bientôt Murielle !

      Nathalie

  • 29 novembre 2013 à 9 h 49 min
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    Je voudrais recopier ici un message de Johanna, posté sur Facebook, parce que je pense qu’il est légitime que beaucoup de monde ait ces mêmes interrogations, et comme ma réponse était longue, je me dis qu’il serait dommage qu’elle se perde au milieu des statuts et commentaire Facebook…

    [JOHANNA] Bonjour, je crois qu’il y a quelque chose qui m’a échappé.
    Pourquoi fais tu ce régime jus, pourquoi le conseilles tu ? Je suis assez sceptique sur ces méthodes et j’aimerai en savoir un peu plus sur elles.
    Crois bien que je ne suis absolument pas dans l’adversité ni dans l’agressivité, je cherche simplement à comprendre pourquoi tu te prives aussi sévèrement de toute alimentation classique.
    Que va t-il se passer lorsque tu vas absorber des aliments solides car tu imagines bien que tu ne peux continuer ad vitam aeternam à boire des jus, as tu des références médicales à citer, es-tu suivie par un médecin ?
    Autant de questions qui me font craindre pour toi, je t’avoue, et pardon si je te met en difficulté ce n’est pas le but !

    [MA REPONSE] Pas de souci, Johanna, tes questionnements sont bien normaux !

    Alors tout d’abord, je ne « conseille » pas spécialement la cure de jus à qui que ce soit, mais par contre, en partageant mon expérience, je me sens capable de dire que quels en sont les bienfaits puisque je les ai expérimentés depuis plus d’un an et demi.

    –> Pourquoi est-ce que je suis un tel « régime » ? Pour guérir. Je te renvoie à cet article : http://beaute-bonheur-sante.com/recommence-cure-fruits-jus/ et si ça ne répond pas à toutes tes questions, j’y répondrai avec plaisir.
    Si je me prive d’alimentation classique, c’est parce que j’ai acquis la certitude que ce qu’on appelle « alimentation équilibrée » ne l’est en fait pas tant que ça, elle n’est pas adaptée à l’être humain… et donc elle participe à nous rendre malades (même si nos modes de vie, en dehors de l’alimentation, y sont aussi pour beaucoup). Et si je vais dans l’extrême en buvant surtout des jus pendant un temps, c’est pour accélérer le processus de guérison, parce que ce dont je souffre est grave et relativement invalidant.

    –> Est-ce que je suis suivie par un médecin ? Oui, bien sûr… Il ne peut que constater que je vais bien, que je vais mieux au regard de la maladie pour laquelle il me suit, mais bien sûr, c’est un médecin donc il ne peut pas croire que l’alimentation puisse guérir. Il m’a même dit, en fait, qu’il ne voulait pas savoir ce que je faisais 🙁 Le père de la médecine, lui-même – Hippocrate – disait pourtant il y a 2500 ans : « que ton alimentation soit ton seul médicament« . Mais les médecins d’aujourd’hui ne semblent pas vouloir admettre que ce soit possible.
    En ce qui me concerne, il m’a été facile de ne opter pour un traitement médicamenteux, puisque de toute façon, les médecins ne savent pas guérir cette maladie. Il fallait bien que je cherche par moi-même… et grand bien m’en a pris !

    –> Pour les références médicales en faveur des jus, et de façon plus générale en faveur des fruits et légumes frais ou de l’alimentation crue, il en existe. Mais là encore, du moins en France, ce n’est pas la médecine « classique » allopathique qui va en parler !
    Je pense notamment à Max Gerson, qui était médecin et qui a pourtant petit à petit évolué vers l’alimentation, et il était finalement célèbre pour guérir, avec sa cure de jus (la fameuse cure Gerson), des malades du cancer, parfois au stade très avancé.

    Et enfin, j’ai envie de dire que, même s’il n’y avait pas de références « médicales », mon expérience plus que positive me suffit. Je pense que tout le monde gagnerait à (re)devenir actif dans sa propre santé et guérison, et à faire tout simplement ses expérimentations. Même si ça n’avait pas spécialement d’effet bénéfiques, personne ne pourrait pour autant mourir d’avoir bu exclusivement des jus pendant 10 ou 15 jours. Donc à chacun de se faire sa propre idée en essayant.

    Je n’incite personne spécialement à se lancer bêtement dans une cure de jus, mais je peux conseiller à tout le monde de faire sa propre expérience et d’en tirer des conclusions. D’une façon générale, on est beaucoup trop enfermés dans des croyances, dans des dogmes, dans des « on nous a dit que ».

    Donc pour en revenir à moi, ce que je sais, c’est que la maladie dont je suis atteinte a une évolution très capricieuse et que, dans les trois premières années, elle aboutit théoriquement à une faiblesse généralisée. Ce que je constate c’est que, bien qu’ayant refusé les traitements fond classiques donnés pour les maladies auto-immunes, je me porte mieux que beaucoup de malades que je connais. Non seulement, je n’ai jamais eu une seule poussée en deux ans mais au lieu de m’affaiblir, je vais de mieux en mieux.
    Après m’être beaucoup renseignée sur l’alimentation, sur le fonctionnement du corps humain, je n’ai pas pris pour argent comptant les témoignages que j’ai lus : j’ai expérimenté par moi-même et l’expérience a été plus que concluante, ce qui me pousse à recommencer.

    –> Que va-t-il se passer une fois que je remangerai ? Déjà, en deux ans, ce n’est que ma deuxième cure (la première de 12 jours, et là 15 jours où je n’ai pas été au jus exclusivement donc ça me laisse pas mal de mois où j’ai mangé 😉 ). Par contre, maintenant, j’ai opté pour un un régime à tendance végétalienne et cru parce que j’ai acquis la conviction que c’était le seul régime de santé.

    bon je ne peux pas tout développer dans un commentaire sur facebook, mais si tu as des questions précises, j’essaierai d’y répondre, et puis surtout, je vais rédiger des articles informatifs sur le blog, qui éclaireront davantage les billets où je parle de ma propre expérience !

    Bonne soirée 😉

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  • 13 février 2015 à 15 h 23 min
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    Bonjour,

    Votre billet est très interessant. Si je peux t'apporter un peu de mes éxperiences personnelles, tu ne devrais pas céder aux maux de la détoxination en mangeant mais plutot les soulager en faisant des lavements à l'eau pure ou au café( il y a pas mal d'information concernant les lavement sur internet) cela te permettra d'éléminer les toxines et déchets de l'organisme.

    Bien a vous

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  • 25 décembre 2017 à 17 h 54 min
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    Bonsoir,
    Bien que je n’ai pas lu tout votre site …

    Veuillez m’excuser
    Le peu que je viens de lire me donne envie de partager que lorsqu’une expérience de jus ou de cru est exploré … sans réel choix total
    Si vous ne le faite pas à 100/100 un minimum de plein de jour
    Le résultat est … en rapport à votre choix

    Que votre route soit belle et lumineuse
    Gratitude
    Fleur

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