[Santé] L’alimentation spécifique de l’être humain

Quel est le régime spécifique de l'être humain ?

Que devons-nous réellement manger ? Vous êtes-vous déjà posé la question ?

Vastes débats, qui donnent lieu à de nombreuses théories, d’innombrables régimes et méthodes. On nous en sort de nouveaux chaque année, et il faut même parfois payer pour avoir le droit de connaître l’alimentation qui nous serait la plus adaptée et qui nous permettrait de vivre une vie longue et joyeuse !

Omnivore, carnivore, herbivore… Végétarien, fruitarien, frugivore ?

Personnellement, je crois que je ne m’étais jamais posé la question ! Sans me mettre pour autant une étiquette, j’entrais dans la catégorie des omnivores et j’ai donc cru pendant quarante ans tout ce qu’on dit à la télé, tout ce qu’on lit dans les livres « de référence » et les magazines. Mais depuis, j’ai évolué, j’ai cherché, et – parce que j’étais malade – je me suis enfin posé la question…  Et j’ai trouvé une réponse qui me satisfait !

Force est de constater que, dans sa totale perfection, le corps humain s’adapte extrêmement bien à différents régimes, même les plus extrêmes. Mais combien de temps ? A quel prix sur le long (voire le moyen) terme ? Nous ne devons pas seulement nous poser la question de l’alimentation qu’est capable de tolérer le corps humain, qui lui permet de survivre bon an mal an pendant 80 ans, mais la question de l’alimentation qui permet à l’homme de vivre heureux et en bonne santé, pendant plus de cent ans. Car cela voudra alors dire que nous avons identifié LE bon carburant puisqu’il permettrait un fonctionnement optimal du corps.

Le débat, donc, n’est pas nouveau. Sur quoi se baser pour définir quel est le régime alimentaire spécifique à l’espèce humaine ? Sur le fait que des générations et des générations ont consommé toute une variété d’aliments mélangés sans en mourir sur le champ ? Sur le fait que l’homme des cavernes aurait fait des festins composés de viande de mammouth ? Sur le fait que nos arrière-grands-parents consommaient déjà du pain et du bœuf bourguignon ? Est-ce que le fait d’observer qu’il y a deux millions d’années, l’homme se nourrissait d’une certaine manière est suffisant pour en déduire que ce qu’il mangeait ETAIT le régime naturel (donc adapté) de l’homme ?

Aucune de ces observations ne nous donne de certitude sur ce qu’est l’alimentation spécifique de l’être humain.

Par contre, lorsqu’on s’intéresse à l’anatomie comparée de plusieurs espèces animales, en fonction de leur régime alimentaire, on s’aperçoit de certaines similitudes avec l’anatomie de l’homme. Dans diverses études (notamment celles du Dr Milton Mills, partiellement traduite par l’Association Végétarienne de France), sont ainsi étudiés : la dentition, la mâchoire, les muscles faciaux, la bouche et les ongles.

(je ne sais pas de qui est ce tableau que je me suis permise d’emprunter, mais n’hésitez pas à me le dire pour que je cite la source 😉 )

Il apparaît, par exemple, que notre dentition n’est absolument pas adaptée pour déchiqueter de la viande, comme les carnivores. Et notre mâchoire, présentant un angle important d’ouverture, est plutôt faite pour mastiquer des aliments mous, comme des fruits ou des légumes. Les carnivores, eux, ont peu de muscles faciaux.

Notre tube digestif est long, contrairement aux carnivores dont le tube digestif très court évite la fermentation des viandes. Nous avons aussi deux reins, petits et faibles, qui ne sont pas du tout aptes à éliminer l’acide urique produit par la digestion des aliments carnés. Tout, dans notre anatomie, laisse à penser que nous sommes faits pour consommer exclusivement des végétaux.

Finalement, notre physiologie serait la même que celle des grands singes, type bonobos. Puisque ces animaux (qui, eux, n’ont pas quitté leur biotope naturel, contrairement à l’homme qui a migré en différents endroits) ont la même anatomie que nous, il est fort probable pour que nous soyons faits pour manger la même chose qu’eux… A savoir des fruits mûrs et mous, des légumes à feuilles vertes et de petites quantités de noix, tout cela CRU. Voilà, a priori, le régime spécifique de l’être humain.

Alors cela veut-il dire qu’il ne faut forcément se nourrir QUE de fruits, de feuilles vertes et de noix ? J’ai envie de dire : non, pas forcément. De toute façon, nous ne vivons pas dans un environnement parfaitement sain, alors vouloir à tout prix s’imposer le 100 % parfait au niveau de l’alimentation ne nous garantirait pas de ne pas avoir de toxines.

Par contre, selon moi, si on fait des écarts, si on consomme des produits animaux, des produits raffinés etc., il faut que ce soit néanmoins en connaissance de cause, et dans la mesure où une majorité des aliments consommés sont des fruits et des légumes crus.

Bien sûr, manger 100 % cru et végétal serait l’idéal et je pense que c’est vers une telle alimentation qu’il faut essayer de tendre, petit à petit, sachant que – et je parle par expérience –  ce qui vous paraît impensable et impossible aujourd’hui, ne vous paraîtra plus forcément aussi inaccessible au fur et à mesure que vous évoluerez vers une alimentation plus physiologique. Si vous êtes vraiment réfractaire à cette idée de vous passer un jour de quiche lorraine, de bœuf bourguignon ou de tartiflette, et comme l’extrémisme ne sert à rien, surtout s’il est mal vécu, j’imagine très bien une diète à 75 ou 80 % crue (fruits et légumes verts essentiellement), tout en se laissant une certaine marge de manœuvre pour les aliments moins physiologiques, s’ils sont consommés à titre exceptionnel, ou si leur consommation excessive est suivie, par exemple, d’une journée de jeûne ou d’une semaine de détox…

Le tout est de conserver un équilibre sur la semaine, par exemple. En effet, j’expliquerai dans un autre article quelles sont les conséquences d’une alimentation non physiologique, et donc pourquoi s’en rapprocher au maximum permet de rétablir la santé.

Quoi qu’il en soit, aucun régime alimentaire ne sera plus profitable qu’un autre, si le changement est vécu dans la résistance, la frustration et s’il ne s’inscrit pas dans une démarche globale vers une bonne hygiène de vie (suffisamment de sommeil, des relations épanouissantes, des émotions et pensées positives etc.) car l’alimentation n’est pas le seul facteur à prendre en compte dans la recherche d’une vie joyeuse, heureuse et une santé parfaite !

9 pensées sur “[Santé] L’alimentation spécifique de l’être humain

  • 21 novembre 2013 à 21 h 04 min
    Permalink

    J’ai commencé un regime de jus mais je me sens moins en moins bien. Je me demande vraiment si je vais continué et si s’est vraiment le bon régime.
    Si quelqu’un peut me répondre, ça serait sympa.

    Répondre
    • 9 juillet 2017 à 1 h 37 min
      Permalink

      peut etre ton organisme n « es tellement pas habitué , qu’il doit d » abord s »adapter progressivement ,a ce changement «  »

  • 22 novembre 2013 à 15 h 34 min
    Permalink

    Bonjour Cathy,

    Le fait de se sentir pas trop bien les 1ers jours d’une cure de jus est normal, c’est le phénomène de détoxination (maux de crâne, fatigue, boutons …) après tu le ressent plus ou moins selon ton alimentation habituelle. Et cure de jus n’hésite pas a en boire baucoup..

    Il ne faut pas voir la cure de jus comme un « régime » mais plutôt comme un un acte de santé pour le corps.
    Amicalement,
    Cécile

    Répondre
  • 22 novembre 2013 à 17 h 28 min
    Permalink

    Bonsoir Cathy
    Comme le dit Cécile, se sentir mal quand on mange son alimentation ne veut pas dire que tu n’es pas sur la bonne voie.
    Par contre, tu ne donnes pas assez de détails sur ce que tu ressens pour que je puisse te donner plus d’explications. Tu peux en effet ressentir des effets de détoxination légers et ponctuels, mais si c’est plus grave, il se peut que tu sois allée un peu trop vite. Vouloir détoxiner, c’est bien mais encore faut-il que les toxines que tu relâches dans ton organisme puissent être évacuées à l’extérieur du corps ! Sinon elles te provoquent des maux et malaises divers.
    Ce n’est pas forcément grave en soi, mais expérimenter des états douloureux ou inconfortables n’est pas forcément nécessaire et obligatoire non plus ! Et surtout, ça peut être décourageant.

    Quelle était ton alimentation avant de passer au régime de jus ? Et depuis combien de temps est-ce que tu es aux jus ? Est-ce que, en plus des jus, tu consommes autre chose ?

    J’attends tes réponses pour pouvoir t’en dire plus !

    Mais en tous cas, le fait que tu te sentes moins bien à un certain moment ne veut pas dire que tu doives renoncer. Peut-être qu’il faudra faire quelques adaptations pour que ce soit plus confortable, mais surtout il faut faire preuve de patience. Je ne sais pas quel âge tu as, ni comment tu as mangé pendant toute ta vie, mais si tu as eu une alimentation « classique » pendant 20, 30 ans ou plus, pas étonnant que la détoxination soit peut-être un peu laborieuse 😉
    Bon courage !

    Répondre
  • 22 novembre 2013 à 20 h 53 min
    Permalink

    Merci Cécile.
    Je vais suivre ton conseil et aller sur youtube et si j’ai d’autres questions, je reviendrais ici.

    Répondre
  • 24 novembre 2013 à 10 h 38 min
    Permalink

    Merci Nathalie et désolé de ne pas avoir répondue plus tot mais j’ai eu un problème de connexion.
    J’ai 45 ans et j’ai eu une alimentation qui ressemble à celle de madame tout le monde. Pas d’excès en particulier.
    En fait, je ne prends que du cru et surtout des jus depuis deux semaines et j’ai mal aux articulations des bras, j’ai l’impression d’avoir tout le dos bloqué( ce qui me réveille la nuit dès que je bouge). Mes lombaires me fond également souffrir, ainsi que mes genoux.
    Donc tu penses que je devrai ralentir un peu et manger autre chose que des jus ?
    J’avoue que par moment je me sens un peu perdu : j’espère pouvoir trouver du soutien sur ce blog.
    D’avance merci.

    Répondre
    • 24 novembre 2013 à 12 h 03 min
      Permalink

      Ah oui, si tu es passée brutalement du « classique » au tout cru et même tout jus, après 45 ans d’alimentation différente, je comprends que tu puisses ressentir quelques effets négatifs. Ca ne se passe pas obligatoirement comme ça pour tout le monde, ou alors on peut expérimenter quelques maux de tête ou nausées ponctuels, mais si vraiment tu as trop de douleurs partout, oui c’est que ça va trop fort !

      En fait, comme tu le verras dans l’article sur l’élimination et la détoxination que je vais faire (sûrement la semaine prochaine), on a plusieurs portes de sortie pour éliminer les déchets. Mais la qualité de l’élimination dépend de la qualité de ces portes de sortie. C’est comme une sortie de secours dans un lieu public et que tout le monde veut se précipiter dehors en même temps. Plus les portes sont larges et grandes ouvertes, mieux les gens peuvent sortir. Si elles sont étroites, à moitié fermées ou s’il y a des obstacles juste devant la porte, la sortie sera plus difficile, il y a aura des bousculades, des gens qui se feront piétinés etc.

      Ben dans ton corps, c’est pareil. Il se peut qu’il y ait tellement de toxines remises en circulation et dirigées vers les sorties qu’il y a embouteillage, donc saturation et elles ne peuvent pas toutes sortir.
      Et il se peut aussi que tes portes de sortie, elles-mêmes, ne soient pas aussi efficaces qu’elles devraient l’être, ce qui limite encore l’élimination possible.

      Et donc, en fait, les maux et inconforts que tu ressens, c’est « juste » les toxines qui s’accumulent. Elles sont acides, donc pas étonnant que tu ressentent des douleurs, surtout au niveau des articulations ou du dos (d’ailleurs les douleurs au dos peuvent signifier directement une constipation au niveau des intestins)

      Dans un cas comme ça, le mieux est peut-être de ne pas persister dans le tout cru ou tout jus, rajouter des aliments qui ralentissent la détoxination (sans non plus tomber dans la malbouffe lol Mais par exemple des légumes cuits ou des pommes de terre vapeur) pour que tes portes de sortie soient moins prises d’assaut.
      Et puis parallèlement, il faut aussi faire le nécessaire pour éventuellement améliorer la capacité d’élimination de ces portes de sortie. Mais ça, j’en parlerai peut-être plus en détail dans un (ou plusieurs à articles sur la détoxination, parce que ça intéresse tout le monde et c’est dommage de perdre l’information dans un commentaire.

      J’espère que tu vas bientôt te sentir mieux et pouvoir continuer ce que tu as entrepris 😉

      Bon week-end, Cathy !

      Nathalie

    • 24 novembre 2013 à 12 h 54 min
      Permalink

      Merci beaucoup Nathalie, ça me rassure et j’attends avec impatience tes autres articles.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *