[DOSSIER] Le corps humain, ce héros maltraité

On le soumet au froid, on le gave souvent de trop de nourriture, on l’aime à l’excès ou on le déteste carrément. On le mutile parfois, on le cache, on le fait taire aussi. Nous savons tous plus ou moins, dans les grandes lignes, comment fonctionne notre corps. Nous savons tous, en tous cas, qu’il accomplit chaque jour des miracles de notre lever jusqu’à notre coucher, et même pendant notre sommeil, tout ça sans que nous ayons à y penser. Oui, nous le savons… Pourtant le fait que tant de miracles soient accomplis presqu’en silence, sans que nous en ayons conscience, nous fait peut-être un peu oublier quelle machine incroyable nous habitons. Toute notre vie, nous le maltraitons. Pas toujours consciemment, mais souvent par simple ignorance, car il nous a été fourni à la naissance, mais sans mode d’emploi…

Avez-vous déjà pris le temps de fermer les yeux et de songer à la multitude d’actions en train de s’opérer en vous ?

En une seule journée, vous prenez en moyenne 23 000 respirations, et votre sang parcourent quelques 19 000 km. Vos yeux, eux, clignent environ 10 000 fois par jour afin d’enduire la surface du globe oculaire de liquide lacrymal. A votre seule volonté, vos membres bougent vous permettant de vous déplacer où vous le souhaitez. Les battements de votre cœur s’adaptent à l’effort que vous devez fournir et tout se met en place, instantanément, pour que vos muscles soient correctement irrigués.

UNE INGÉNIEUSE MACHINE AUTONOME

Plusieurs fois par jour, votre système digestif, composé principalement de l’estomac, de l’intestin grêle et du côlon, permet la décomposition des aliments, l’assimilation des nutriments et l’évacuation des déchets. Et que dire du cerveau, cet extraordinaire outil multitâches qui contient 100 milliards de neurones, traitant inlassablement l’information ?

Grâce à votre peau et ses capteurs sensoriels, vous ressentez les agressions du monde extérieur comme les caresses de vos proches. Et un savant système auditif vous permet de vous détendre en écoutant une douce musique avant de vous endormir.

Au moment de vous coucher, votre corps a déjà accompli une succession de petits miracles. Et pourtant, il ne va pas s’arrêter là. Pendant votre sommeil, d’autres fonctions vont se mettre en route, des régulations, des renouvellements de cellules, des productions d’hormones ou de neuro-transmetteurs. Mais surtout, votre corps se répare, le cerveau peut s’activer autant qu’en période de veille.

Pendant le sommeil, en effet, alors que le corps est apparemment au repos, et que de l’énergie est disponible du fait de l’immobilité physique et du calme du mental, les fonctions de réparation et de nettoyage du système se mettent en marche, à des heures bien précises. Plusieurs organes travaillent ensemble pour assurer la même fonction, avec chacun leur rôle. Les cellules, micro-organismes extraordinaires, communiquent entre elles pour assurer votre vie…

Le corps humain est donc une machine incroyable, régie par une redoutable intelligence, difficilement reproductible. Lorsque l’on pense à tous les systèmes en action (le système sanguin, le système lymphatique, le système nerveux, le système respiratoire, le système digestif, le système glandulaire, le système musculaire) et grâce auxquels vit le corps humain, lorsque l’on pense aux interactions entre les organes, les cellules, la façon dont est, à chaque instant, transmise l’information… difficile de ne pas être fasciné par notre corps. A ce seul point de vue, il est déjà un véritable héros !

Et pourtant, il accomplit plus, encore…

 

LE MIRACLE DE L’HOMÉOSTASIE

Comme n’importe quel système vivant, dans l’univers, le corps humain est programmé pour revenir spontanément à son état d’équilibre lorsque, pour une raison ou pour une autre, cet équilibre a été rompu. Et, pour peu qu’on le laisse agir seul, sans l’entraver, il met en place tous les processus nécessaires à ce retour à l’équilibre.

Nous pouvons, chaque jour, assister à cette mise en application de l’homéostasie. Lorsque vous vous coupez le doigt, ce n’est pas de désinfecter et de mettre un pansement, ni même de faire faire des points de suture qui permet la cicatrisation de la plaie.

Quand vous vous cassez la jambe, ce n’est pas le plâtre que le médecin vous pose qui crée la recalcification de l’os.

pansement sur un doigt
Mettre un pansement sur votre plaie permet de ne pas nuire aux processus d’auto-réparation

Dans ces deux exemples de l’homéostasie à l’œuvre, c’est votre corps qui fait tout le boulot, en faisant intervenir les systèmes nécessaires. Et si vous vous abstenez d’aller courir avec votre jambe cassée et si ne prenez pas un malin plaisir à gratter la croûte de votre doigt tous les jours (en résumé, si vous ne nuisez pas à votre corps), eh bien il n’y a aucun doute à avoir sur la bonne issue de la situation : votre corps va se réparer tout seul. En effet, l’organisme dispose de fantastiques capacités d’auto-réparation et d’autoguérison. Et cela ne se vérifie pas que pour la repousse de cheveux tombés, la réparation d’os cassés ou la cicatrisation de plaies ! Cela est vrai aussi au niveau de n’importe quel organe, des cellules, de la composition du sang etc. Il n’y a pas de petites guérisons qu’il pourrait opérer et de grosses guérisons pour lesquelles il n’interviendrait pas.

Si on arrête de lui nuire, si l’on n’essaie pas de l’aider à tout prix à grand renfort de remèdes, TOUT, dans le corps humain, peut se régénérer. C’est la loi de l’homéostasie et elle est à l’œuvre à chaque instant.

Malheureusement, loin de donner à notre corps les conditions optimales pour son fonctionnement, nous lui mettons sans cesse des bâtons dans les roues, en le surchargeant de travail.

 

QUI CONNAIT LE MODE D’EMPLOI ?

Beaucoup de gens, du moins jusqu’à un certain âge, font peu de cas de leur corps, en oubliant visiblement que c’est lui qui nous permet de vivre notre expérience sur terre pendant de nombreuses années : drogues, alcools, excitants, stimulants de toutes sortes, excès de nourriture ou au contraire restrictions drastiques, pratiques délétères, sports extrêmes. Nous passons toute notre vie dans cette enveloppe charnelle, pour laquelle nous n’avons bien souvent que peu d’égards, tant il fonctionne en toute autonomie, sans notre volonté.

Pourtant, il y a aussi des personnes qui, en apparence, prennent grand soin de leur corps : crèmes en tous genres, maquillage, entrainement physique, séances d’UV, alimentation « équilibrée », mais bien souvent aussi, elles ignorent tout autant que les autres le mode d’emploi du corps humain.

Ainsi, que ce soit par pure négligence ou par ignorance, nous sommes une grande majorité à maltraiter notre corps, à plus ou moins grande échelle. Il est d’ailleurs, à cet égard encore, un véritable héros. Malgré tout, il est toujours fidèle au poste, à encaisser – la plupart temps, sans broncher – les mauvais traitements que nous lui infligeons, et continue de fonctionner bon an mal an, pendant des décennies, nous donnant la fausse impression qu’il n’a pas besoin d’entretien particulier.

Il serait donc temps d’étudier la notice du corps humain. Le mode d’emploi ne nous a pas été fourni à la naissance, nos parents ne nous le transmettent pas (sauf s’ils ont eu la chance de le recevoir, eux-mêmes) et il n’est pas non plus enseigné sur les bancs de l’école.

Pourtant, ce mode d’emploi existe ! Les naturopathes, les hygiénistes nous expliquent quelles sont les lois du vivant, ces quelques règles de base qu’il nous faudrait respecter pour permettre au corps humain de fonctionner à plein régime (ce qui signifie en pleine santé physique, mais également dans le bonheur et l’épanouissement spirituel) et de – tout simplement – faire ce pour quoi il est fait.

Le mode d’emploi existe donc et il est même relativement simple à comprendre et à appliquer. Il est d’ailleurs assez effarant de constater à quel point nous avons pu nous tromper dans les conditions d’utilisation du corps humain !

La plupart des êtres humains ont tendance à oublier les prouesses dont est capable ce temple que nous habitons. Nous l’ignorons, le snobons, le maltraitons, l’exploitons, le poussons à bout… Et le jour où il lâche, où il montre des signes de fatigue, de vieillesse ou de maladie, nous accusons la fatalité, crions à l’injustice, alors que les douleurs et la dégénérescence ne sont que les conséquences des erreurs que NOUS avons commises !

Prenons donc conscience du miracle qui s’opère en nous quotidiennement et de comment participer à son accomplissement en arrêtant d’agir CONTRE.

Pour apprendre à prendre soin de son corps, il faut donc d’abord étudier ce fameux mode d’emploi qui, jusqu’à maintenant, nous a fait défaut.

Les principes de base du fonctionnement du corps humain sont au nombre de quatre :

  • La respiration
  • L’alimentation
  • Le sommeil (et l’hygiène de vie)
  • L’élimination

Dès notre naissance, ce sont sur ces piliers que s’appuie notre vie. A peine né, le bébé prend sa première respiration, et il respirera jusqu’à sa mort. Ensuite, il se nourrit en têtant. Puis il dort, et pendant ce temps, son corps élimine les déchets par le processus de la digestion.

C’est presque tout ce qu’il y aurait à savoir… Respirer correctement et de l’air pur pour nourrir nos cellules en oxygène, faire entrer dans notre corps le carburant (la nourriture) qui lui est adapté, et avoir un sommeil de qualité et quantité suffisantes pour que toutes les fonctions d’élimination, de nettoyage et de réparation puissent se faire. A cela il faut rajouter des rapports épanouissants avec les autres, un rythme de vie calme, le contact avec la nature, de l’activité physique modérée et une expression libre de notre Être, et nous avons tous les critères d’une vie équilibrée et en santé.

corps humain femme

LA RESPIRATION

La plupart d’entre nous ne respirons pas correctement. Nous sommes, la plupart du temps, en sous-respiration. Pourtant, le fait d’accéder à une bonne respiration conditionne tout notre équilibre physiologique, mais aussi émotionnel et mental.

Instinctivement, le bébé respire correctement, c’est-à-dire d’abord par l’abdomen.

Une bonne respiration permet non seulement une oxygénation correcte des cellules, mais ce mouvement de va et vient au niveau de l’abdomen (et pas seulement au niveau de la cage thoracique, comme on le voit trop souvent dans nos sociétés !) provoque un brassage qui facilite les fonctions de digestion.

Mais si cette respiration est naturelle chez le nourrisson, malheureusement, elle se perd très rapidement.

Aujourd’hui, nous vivons dans un contexte de stress quasi permanent qui empêche de respirer correctement, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur notre équilibre physiologique. Or, une respiration pauvre ou incomplète prépare le terrain aux maladies, alors que lorsque les cellules sont correctement oxygénées, elles sont en mesure de jouer leur rôle.

 

L’ALIMENTATION

Le domaine de l’alimentation est une autre source d’erreur, chez les humains. On décrit, en effet, souvent, l’être humain comme un omnivore, c’est-à-dire qu’il se nourrit d’une grande variété d’aliments : de la viande, des végétaux, des céréales etc.

Mais force est de constater que la méthode qui consiste à observer ce que mangent (ou ont, de tous temps, mangé) la plupart des êtres humains, n’est pas forcément la plus significative pour en déduire le régime alimentaire qui convient le mieux aux hommes. Sommes-nous vraiment constitués pour consommer de tout ?

Une technique plus objective, que l’on appelle l’anatomie comparée, nous permet de déduire l’alimentation de l’être humain, en comparant certains éléments de son anatomie, avec celles d’autres êtres vivants de la planète, qu’ils soient omnivores, carnivores, herbivores, granivores etc.

Ces animaux n’étant pas, contrairement à l’homme, sortis de leur biotope, de leurs conditions naturelles de vie, ils n’ont subi aucune influence de quelque sorte. Ils mangent ce qu’ils sont censés manger en tant qu’individus appartenant à telle ou telle espèce. Ainsi, il ressort de certaines études (dont celle du Dr Milton Mills) que le régime alimentaire probable de l’homme est un régime végétal. Cette déduction est faite après la comparaison de certains détails anatomiques comme la mâchoire, la dentition et l’appareil digestif.

Par exemple, notre dentition ne serait pas faite pour déchiqueter de la viande, comme celle des carnivores. Notre mâchoire, vu sa constitution et son angle d’ouverture, est plutôt faite pour mastiquer des aliments mous comme des fruits et des légumes.

Notre tube digestif est long, contrairement aux carnivores dont le tube digestif très court évite la fermentation des viandes. Nous avons aussi deux reins, petits et faibles, qui ne sont absolument pas aptes à éliminer tout l’acide urique produit par la digestion des produits carnés. Tout, dans notre anatomie, laisse à penser que nous sommes faits pour consommer exclusivement des végétaux.

Finalement, notre physiologie serait paraît-il la même que celle des grands singes de type chimpanzés et bonobos. Puisque ces animaux ont la même anatomie que nous, il est quand même fort probable que nous soyons faits pour manger de la même façon. Et un grand singe, à l’état naturel, se nourrit principalement de fruits et de feuilles vertes.

Ainsi, si l’humain est souvent omnivore, de par ses comportements, il serait frugivore de par son anatomie. Connaître ce paragraphe de notre mode d’emploi n’est pas sans importance car, comme pour une voiture, pour atteindre un fonctionnement optimum, encore faut-il ingurgiter le bon carburant afin de ne pas jeter à tout va des poignées de sable dans le réservoir !

 

LE SOMMEIL ET L’HYGIÈNE DE VIE

Même si on n’en a pas toujours conscience, le sommeil est une période très active de notre vie. C’est lorsque l’on dort que s’opère tout un tas de processus physiologiques et biochimiques.

Pendant la journée, nos activités et le fonctionnement même de notre corps créent des dommages aux cellules et à l’ensemble de l’organisme : des cellules meurent, des fibres musculaires subissent des microtraumatismes, la peau est agressée par des rayons ultra-violets etc. Tout ceci est réparé pendant la nuit, alors que nous dormons.

C’est aussi pendant certaines heures de la nuit que les fonctions de nettoyage se mettent en branle : ainsi, la période de sommeil lent contribue à l’élimination des toxines des systèmes respiratoire, cardio-vasculaire et glandulaire.

Enfin, un des rôles du sommeil est aussi de servir de soupape aux trop-pleins d’émotions de la journée.

De plus, le taux de certaines substances biochimiques comme la sérotonine (qu’on appelle hormone du bonheur) est régulé grâce à une durée de sommeil suffisante. A partir de là, vous pouvez mieux comprendre à quel point le manque de sommeil peut avoir des répercussions néfastes sur la santé, au-delà de la simple fatigue ressentie. Lorsque la perturbation du sommeil reste occasionnelle (comme se coucher à trois heures du matin pour assister à une fête et ne dormir que deux heures avant d’aller travailler), les conséquences sont alors vite réparées, mais lorsque le manque de sommeil est chronique, à cause d’activités trop stimulantes avant de dormir, à cause d’habitudes de coucher trop tardives, cela peut jouer sur la croissance, sur l’équilibre psychologique, sur la bonne élimination des toxines, sur le bon fonctionnement glandulaire mais aussi sur la vitalité du système immunitaire… Ce sont ensuite toute une série de problèmes en cascade, qui peuvent être, à terme, occasionnés par une mauvaise hygiène de vie, c’est-à-dire par des habitudes et rythmes de vie qui ne respectent pas les besoins de l’être humain et ses rythmes biologiques.

 

L’ÉLIMINATION

Être nourri (et avec le bon carburant), être oxygéné, être mis au repos sont trois conditions essentielles à la vie et au bon fonctionnement du corps humain. Mais il en est une quatrième, tout aussi importante et pourtant dont on ne parle quasiment jamais : c’est la fonction d’élimination, c’est-à-dire la capacité du corps à évacuer ses déchets.

Dans nos sociétés, c’est même assez tabou. Si l’on parle volontiers de tout ce que l’on fait entrer dans le corps, on passe sous silence ce qui en ressort. Et pourtant d’une bonne élimination des déchets dépend une bonne santé.

Le système d’élimination du corps comprend les reins, les intestins, les poumons et la peau, de même que la lymphe, en aval.

Mais ce qu’il est important de comprendre c’est que, bien sûr, les processus d’élimination s’opèrent de manière autonome sans que nous n’ayons rien à faire, mais qu’en fonction de notre respect ou non des conditions normales d’utilisation de notre corps, nous aidons ou empêchons cette élimination.

Une mauvaise alimentation, une respiration de qualité insuffisante, un sommeil désorganisé, ainsi que la prise de médicaments « stoppeurs » de symptômes… et c’est l’élimination des déchets qui se trouve entravée, limitée, voire stoppée.

Au bout d’un moment, les déchets s’accumulent dans l’organisme avec les mêmes conséquences que pourrait avoir le fait de ne plus sortir vos poubelles de votre maison. Qui peut vivre longtemps et en bonne santé au milieu des ordures et de la putréfaction ?

Comme vous le voyez, il est donc indispensable, à bien des égards, de respecter une bonne hygiène de vie, de dormir suffisamment, de manger correctement, bref d’avoir un peu de respect pour son propre corps.

 

TRAITEZ-VOUS VOTRE VOITURE MIEUX QUE VOTRE CORPS ?

Le problème, c’est que dans nos sociétés et modes de vie actuels, nous faisons tout ou presque pour nuire à notre corps. Cela commence par une alimentation, des habitudes et des rythmes de vie complétement délétères, en passant par une conception du travail incompatible avec les besoins de l’homme.

En effet, non seulement, nous ne respectons pas à la lettre le mode d’emploi de la fabuleuse machine qu’est notre corps, mais – bien pire – il semblerait que nous soyons arrivés à un stade où nous en prenons presque systématiquement le contre-pied !

En effet, la majorité des gens ne dorment pas assez, se couchent trop tard, ont des rythmes de vie complètement anti-physiologiques. Et, pour compenser leur fatigue, ils prennent des excitants, c’est-à-dire cravachent leur corps qui, pourtant, n’en peut plus.

La société actuelle et le monde du travail prônent le mérite, la productivité, la course au rendement et la compétition. La plupart des salariés vivent dans un état de stress quasi permanent, que ce soit à cause d’emplois précaires où la peur de perdre son gagne-pain est une obsession, ou que ce soit dans des postes à plus haute responsabilité où on leur en demande toujours plus, sans forcément leur attribuer la reconnaissance qu’ils attendent. Dès leur plus jeune âge, les enfants sont empêchés dans leur sommeil naturel, levés aux aurores pour être placés à la crèche ou chez la nourrice et très tôt sont hyper sollicités par les écrans de télévision, les jeux vidéo, téléphones portables et autres tablettes numériques.

Dans ces rythmes effrénés où il faut toujours être le premier, toujours aller plus vite, nous imposons aussi à notre corps d’énormes dépenses d’énergie pour la digestion, du fait d’une alimentation qui ne lui est pas adaptée. A cela s’ajoute une sédentarité souvent trop importante chez la majorité des gens.

Et ne parlons même pas de notre environnement, de plus en plus bruyant, de plus en plus pollué ! Nous vivons de plus en plus enfermés, et perdons le contact avec la nature, dans des régions au climat parfois véritablement hostile à l’espère humaine et avec des activités, pour beaucoup, principalement sédentaires. Et malgré tout ce qu’on lui impose, malgré cette agitation anti-naturelle au possible, le corps continue à fonctionner et à assurer ses fonctions… Jusqu’au jour où la maladie pointe son nez. Et là, au lieu de prendre conscience de nos erreurs et de comprendre que ce sont elles qui nous ont menés à la maladie, nous continuons dans notre erreur en apportant, avec la médecine, des réponses erronées aux conséquences mêmes de nos erreurs.

C’est ainsi que, lorsqu’un symptôme apparaît pour nous alerter que nous avons commis une erreur, que l’on a mal suivi le mode d’emploi (que le symptôme soit un simple bouton, un rhume ou même un cancer), on s’enfonce un peu plus dans l’erreur en cherchant à tout prix à faire disparaître le symptôme. C’est exactement comme si, en présence d’un voyant rouge s’allumant sur le tableau de bord de votre voiture, vous vous évertuiez à faire disparaître le voyant (en mettant un cache par-dessus, en enlevant l’ampoule ou même carrément en donnant un coup de marteau sur le tableau de bord !) sans vouloir tenir compte de sa signification.

En tous cas, si votre garagiste agissait de la sorte lorsque vous lui portez votre voiture pour un problème, il y a fort à parier que vous ne l’entendriez pas de cette oreille !

De même, quel que soit l’intérêt que, en tant que femme, vous portez aux voitures, il est très très probable que vous respectiez la notice d’utilisation fournie par le constructeur, notamment en ce qui concerne le type de carburant à mettre dans le véhicule, ou l’importance des vidanges régulières.

Vous viendrait-il à l’idée de remettre de l’essence dans votre voiture alors que vous venez de faire le plein, juste parce que vous vous ennuyez ou vous sentez déprimée ?

Oseriez-vous mettre du sable dans le réservoir ou de l’herbe de tonte, sous prétexte que vous n’avez plus de gasoil disponible ?

Pourtant, c’est ce que nous infligeons chaque jour à notre corps, par ignorance de ses véritables besoins.

Votre corps aurait-il moins de valeur, à vos yeux, que votre voiture ?

Dès lors que nous avons pris connaissance du fonctionnement du corps humain et que l’on accepte une nouvelle vision de la maladie (qui ne serait que des tentatives du corps pour revenir à son état d’équilibre), il est raisonnable de se poser la question de la vieillesse.

En effet, hormis celles du cerveau, les cellules se renouvellent en permanence. Par exemple, à 40 ans, nos cellules cutanées ont 21 jours, nos globules rouges ont 4 mois, nos muscles ont 15 ans, et nos os ont seulement 9 ans. A 80 ans, on aura déjà eu l’équivalent de 14 squelettes complets.

Nous avons, depuis longtemps, pris pour acquis que l’état physique devait se dégrader à partir d’un certain âge. Il est « normal » d’avoir la vue qui baisse ou l’oreille qui se fait un peu plus dure.

Normal de se courber de douleurs, d’avoir les articulations déformées et un taux de cholestérol trop élevé. Normal aussi d’avoir les organes qui dysfonctionnent, la peau qui se ride, les cheveux qui blanchissent et les os qui commencent à se fragiliser… L’ironie est telle que l’on a fini par considérer les signes de dégénérescence, provoqués par nos propres habitudes erronées, comme des processus normaux de vieillissement.

Pourtant, l’histoire nous montre que, alors que l’espérance de vie avoisine les 80 ans, des individus ont, de tout temps, vécu jusqu’à des âges plus avancés. D’ailleurs, le phénomène des « super centenaires » (c’est-à-dire les gens ayant atteint au moins l’âge de 110 ans) suscite l’intérêt des chercheurs.

Si certaines personnes peuvent vivre jusqu’à plus de 120 ans, c’est bien que, biologiquement, l’être humain est constitué pour vivre au moins aussi longtemps.

Et quand on y réfléchit un instant, comment croire qu’une machine aussi incroyable que le corps humain ait pu être créée pour ainsi péricliter au bout de quelques décennies ?

L’impotence et la sénilité sont-elles vraiment inéluctables ? Si le renouvellement des cellules a probablement une fin, elle n’est semble-t-il pas programmée pour cesser bien avant 80 ans.

La vérité, c’est que nous ne connaissons pas la longévité potentielle humaine, c’est-à-dire la durée de vie maximale que pourrait atteindre l’être humain, s’il bénéficiait des conditions idéales et en l’absence de maladie ou d’accident.

Certains scientifiques disent actuellement que, sur le plan biologique, nous pouvons vivre jusqu’à 120 ou 150 ans. Mais il existe des traces de personnes qui auraient vécu à des âges auxquels nous ne sommes pas habitués à mourir. Gérardo Ferbeyre, professeur de biochimie à Montréal, affirme que « la première personne qui vivra jusqu’à 125 ans ou 150 ans est déjà née. On ne deviendra jamais immortels, car il y aura toujours quelque chose qui nous fera mourir, mais je ne pense pas qu’il y ait une limite à la longévité humaine ».

Le vieillissement serait-il, jusqu’à un certain point, évitable ? Et si la dégénérescence que nous attribuons à l’âge n’était, en réalité, qu’une conséquence des mauvaises conditions dans lesquelles nous utilisons notre corps depuis notre naissance ?

Et dans l’absolu, peu importe l’âge auquel nous mourrons : 95, 100, 120, 150 ans ou plus. En revanche, notre droit à tous, quelle que soit la durée de notre passage sur cette terre, est de vivre en pleine santé, sans douleur, sans maladie, sans dégénérescence ! Nous devrions mourir « de vieillesse », parce que le corps est usé et est allé au bout de tous ses processus normaux de renouvellement et d’auto-réparation, sans pour autant souffrir de longues années de décrépitude.

 

CONCLUSION

En matière de santé, on nous a appris à être complètement déresponsabilisés. Nous pensons que la maladie est une fatalité, que la vieillesse et la dégénérescence sont une inéluctabilité. Mais tout comme vous pouvez décider d’assumer l’entière responsabilité de votre vie, vous pouvez décider d’assumer la responsabilité de votre santé.

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